Retour du Forum Aerospace Valley 2026 : deux jours à Biarritz avec l'aérospatial français
Le Casino de Biarritz, deux jours, une vue sur l'Atlantique, et la grande majorité de la filière aérospatiale française dans les mêmes salles. C'était le Forum by Aerospace Valley les 4 et 5 juin.
Le thème de cette édition : "Souveraineté et Innovation : Ensemble pour gagner les compétitions mondiales." Ce n'est pas un choix anodin pour une filière qui renégocie activement ses dépendances, ses chaînes d'approvisionnement et ses modèles de production. Les plénières l'ont reflété. Louis Gallois a ouvert avec un état des lieux lucide de l'industrie aérospatiale européenne. Les tables rondes "Enjeux & Marchés" et "Souveraineté & Compétitivité" n'ont pas évité le sujet majeur : comment rester compétitif à l'international quand vos coûts sont plus lourds, vos délais plus longs, et vos outils souvent conçus pour un rythme qui n'est plus le vôtre ?

Flavien et moi avons passé deux jours sur le stand. Nous avons échangé avec des ingénieurs, des responsables de production, des acheteurs, et des dirigeants. Les conversations étaient concrètes. Les gens qui viennent à ce type d'événement ne cherchent pas un logiciel. Ils réfléchissent à voix haute à leurs problèmes de production, comparent leurs approches, et découvrent parfois qu'un outil qu'ils n'avaient pas envisagé est plus proche de ce dont ils ont besoin que celui qu'ils utilisent déjà.
Un sujet est revenu plusieurs fois : l'écart entre avoir une traçabilité sur le papier et l'avoir dans le système où travaillent réellement les opérateurs. Une entreprise peut être certifiée EN9100 et courir après ses dossiers papier en fin de campagne. La pression pour combler cet écart est réelle, qu'elle vienne des clients, des donneurs d'ordre ou des autorités de réglementation.

Nous avons aussi organisé un challenge sur le stand. Les visiteurs étaient invités à assembler un satellite en Lego, étape par étape, en suivant les instructions de travail digitales de Connektica directement sur l'application. L'idée est simple : si les instructions sont assez claires pour un modèle Lego, elles le sont pour une séquence d'intégration satellite. Le meilleur temps sur les deux jours remportait une planche signée par Hoff Factory, ce qui collait bien avec l'endroit.
L'annonce du gagnant a eu lieu vendredi à 13h30. Antoine Level, Président de l'ADIF et Site Manager chez Delair, a remporté le challenge avec un temps de 2 minutes 34 secondes. Sa réaction, publiée sur LinkedIn : "en suivant vos instructions digitales sur votre appli l'assemblage était un jeu d'enfant."

Un dirigeant qui s'arrête sur un stand, ouvre une application qu'il n'a jamais vue, et assemble un satellite en 2 minutes 34 sans que l'on lui explique quoi que ce soit : c'est la démonstration la plus directe que l'on puisse avoir. Les instructions guidaient, le système enregistrait, la traçabilité se constituait en temps réel. Rien de plus à faire.
Ce que nous faisons chez Connektica part exactement de là. Remplacer les procédures papier par des instructions de travail digitales que l'opérateur suit pas à pas sur l'application. Connecter les équipements de test pour que les résultats s'enregistrent automatiquement. Générer la documentation de conformité sans ressaisie. Des clients comme Anywaves ou Atem ont réduit leurs temps de cycle de façon significative, pas parce que l'outil est sophistiqué, mais parce qu'il est conçu pour que l'opérateur ne perde pas de temps à chercher l'information ou à remplir des formulaires après coup.
Le Forum Aerospace Valley a été un vrai événement d'échanges. Les gens qui passent sur le stand savent déjà que les procédures papier et les outils de test déconnectés sont un problème. Ce qu'ils évaluent, c'est à quoi ressemble la sortie, et si le chemin pour y arriver est aussi long qu'ils le craignent.
Si ces questions vous sont familières, vous pouvez prendre un rendez-vous directement avec moi ici.
